Le DPGF (Décomposition du Prix Global et Forfaitaire) est un document contractuel incontournable dans les marchés de travaux. Il permet aux entreprises de détailler leur offre de prix lot par lot, poste par poste. Mais comment rédiger un DPGF efficace et complet ? BM3E, économiste de la construction en Haute-Savoie, vous livre son guide pratique pour élaborer un DPGF professionnel.
Qu’est-ce qu’un DPGF ?
Le DPGF est un tableau qui décompose le prix global d’un marché de travaux en postes élémentaires. Chaque poste correspond à un ouvrage ou une prestation identifiée, avec sa désignation, son unité de mesure, sa quantité et un prix unitaire à compléter par l’entreprise. Le DPGF est obligatoire en marchés publics à prix global et forfaitaire et très couramment utilisé en marchés privés. C’est l’économiste de la construction qui le rédige dans le cadre du DCE.
La structure type d’un DPGF
Un DPGF bien structuré comprend plusieurs niveaux de décomposition :
Les chapitres et sous-chapitres
Le DPGF est organisé par chapitres correspondant aux parties d’ouvrage : fondations, gros œuvre, charpente, couverture, menuiseries extérieures, cloisons, revêtements de sol, peinture, etc. Chaque chapitre peut être subdivisé en sous-chapitres pour plus de précision. Cette organisation suit généralement la structure du CCTP rédigé en parallèle par l’économiste.
Les postes élémentaires
Chaque chapitre du DPGF contient des postes élémentaires qui décrivent un ouvrage précis. Pour chaque poste, on indique : la désignation complète de l’ouvrage, l’unité de mesure (m², ml, U, m³, forfait), la quantité calculée par l’économiste à partir du métré, et une colonne pour le prix unitaire HT que l’entreprise doit renseigner. Le total de chaque poste se calcule automatiquement (quantité × prix unitaire).
Comment rédiger un DPGF : les bonnes pratiques
Cohérence avec le CCTP
Le DPGF doit être parfaitement cohérent avec le CCTP : chaque ouvrage décrit dans le descriptif technique doit avoir son poste correspondant dans le DPGF, et inversement. Toute incohérence entre ces deux documents génère des ambiguïtés et des réclamations lors de l’exécution des travaux. L’économiste veille à cette concordance lors de la rédaction du DPGF.
Niveau de détail adapté
Le niveau de détail du DPGF doit être suffisant pour permettre une analyse fine des offres et un suivi précis des travaux, sans être excessif au point de rendre le document illisible. Un DPGF trop synthétique empêche de comparer les prix entre entreprises ; un DPGF trop détaillé noie l’information. L’expérience de l’économiste est déterminante pour trouver le bon équilibre.
Quantités précises et vérifiables
Les quantités inscrites dans le DPGF doivent être issues d’un métré rigoureux réalisé à partir des plans du projet. En marché à prix global et forfaitaire, les quantités sont indicatives (c’est l’entreprise qui est responsable de ses propres quantités), mais elles doivent être suffisamment précises pour permettre une comparaison équitable des offres. Les erreurs de quantité dans le DPGF peuvent fausser l’analyse des prix et entraîner des litiges en phase travaux.
Le DPGF en marchés publics vs marchés privés
En marchés publics, le DPGF est un document contractuel encadré par le Code de la commande publique. Il fait partie intégrante de l’acte d’engagement et engage financièrement l’entreprise. En marchés privés, le DPGF a la même fonction mais son cadre juridique est défini par les clauses du contrat (souvent basé sur la norme NF P 03-001).
Chez BM3E, la rédaction de DPGF fait partie de notre quotidien d’économiste de la construction. Nous rédigeons des DPGF clairs, précis et exploitables pour tous types de projets en Haute-Savoie et en région Auvergne-Rhône-Alpes. Contactez-nous pour l’élaboration de votre dossier de consultation. Nous rédigeons des DPGF adaptés à tous types d’opérations : construction neuve, réhabilitation, équipements publics et logements collectifs.

